dimanche 23 mars 2008

L'étoile filante

Séance shooting... pour la nouvelle star ;)















Photo © Philippe Lemaire

Séminaire Pratique d'Art Thérapie

Le deuxième module du séminaire de St Anne s'est déroulé vendredi 14 et samedi 15 mars.
Nous avons eu une présentation très intéressante d'éléments théoriques en art plastique, abordé des études de cas et réalisé des ateliers en expression plastique et en théâtre.

Cette foi ci je me suis sentie dans mon élément, je trouve ma place doucement. Cela me rassure pour mon projet.

mercredi 19 mars 2008

Tout est langage - Françoise Dolto

Dans cet ouvrage qui reprend le contenu d'une conférence adressée à des psychologues, des médecins et des travailleurs sociaux, Françoise Dolto affirme l’importance du parler vrai aux enfants quelles que soient les circonstances ; divorce, mort, circoncision, adolescence, adoption...
Psychanalyste et praticienne de l'enfance, Françoise Dolto, nous rend son expérience vivante et transmissible en utilisant des mots simples et accessibles à tous.
Elle montre que c'est souvent jusque dans et par son corps que l'enfant exprime ce qu'il ne peut parfois signifier autrement, que tout ce qu'il fait a du sens.
Les enfants ont besoin de la vérité et y ont droit. Vérité, qui, même si elle est douloureuse à entendre, permet au sujet de s'en construire et de s'en humaniser si elle est parlée et dite de part et d'autre.

Le corps bavard - Sophie Marinopoulos

Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne et psychanalyste, raconte le corps, les non-dits du corps, ses paroles, son langage.
Un corps qui cherche à dire ce qui ne peut s'exprimer par des mots. Un corps qui exprime nos peurs, nos désirs, notre histoire...
Le corps qui parle de l'intimité de la personne, de la façon dont celle-ci interprète le monde qui l'entoure. Le corps comme révélateur de notre construction psychique, l'expression des expériences et des traces laissées sur nous.

Ce livre nous amène à réfléchir sur la relation entre l'enfant à venir et sa mère, sur l'importance du désir, du regard, du ressenti. En abordant des questions complexes telles que l'homo-parentalité, ou bien en parlant de l'impensable tel que le déni de grossesse, l'auteur nous invite à un regard différent, plus tolérant.

vendredi 7 mars 2008

Atelier Starter "Volumes et Structures" - Les Pinceaux

Cette semaine j'ai participé à l'atelier starter "volumes et structures" du centre de formation Les Pinceaux.
J'ai vécu ces quatre jours d'une étrange façon, des réalisations plus ou moins faciles, de la frustration et du plaisir.


Chaque jour nous avons abordé une technique différente :
- travail sur le volume avec l'utilisation de formes géométriques en polystyrène pour réaliser des sculptures représentant des corps,
- mise en perspective à partir d'une image traduite en 3D,
- compréhension des vides et les pleins en réalisant des structures en carton
- rencontre émotionnelle avec la matière en réalisant l'emprunte du corps avec du grillage et du plâtre. Le point de départ de cette création est réalisé avec une couverture de survie, qui garde la forme donnée et sert de modèle. Symbole fort de cette enveloppe repris également dans la sculpture.

Je m'attendais à ce qu'il y ait dans le programmes des liens avec l'art thérapie, en effet l'Atelier Les Pinceaux en est un centre de formation, ce n'était pas le cas... Malgré tout, j'y ai trouvé des réponses au travers des échanges avec les autres participants. Et puis l'approche plastique m'intéressait car j'ai une pratique "limitée" à la peinture, je voulais explorer de nouvelles pistes. J'ai réalisé qu'en fonction des matériaux utilisés, j'étais mise en difficulté... Le polystyrène, le carton ne sont pas des outils de création que j'apprécie et je me suis même retrouvée en situation de blocage... Par contre le grillage et le plâtre sont des matières que j'ai apprécié, on est plus dans un corps à corps, une relation physique qui me permet d'être dans le ressenti. Cela m'a donné envie de continuer à les explorer.

samedi 23 février 2008

Le classique et l'indien

La peinture comme le théâtre a ce don de nous transporter ailleurs. Dans "le classique et l'indien" Gérard Garouste met son âme à nu et nous emmène en voyage au travers d'une réflexion drolatique.

Invité à regarder, par des "oculi", l'intérieur d'une sorte de chapiteau, le spectateur découvre d'abord des détails de la peinture réalisée par l'artiste. Une fresque inspirée des écrit de Rabelais et qui constitue à la fois le support et le sujet de cette performance.

Progressivement l'artiste accompagné de son double, Denis Lavant (d'une justesse incroyable), dévoile la toile comme s'il devenait lui-même une extension de son oeuvre.

Tout en exprimant la relation profonde entre la peinture et les mots, il nous fait part des contradictions de la pensée.
Nous sommes devant le mystère de la création, le mystère du monde et le mystère d'être au monde. Un moment profondément poétique, brillant, saturés de sens…

Corps-texte

Dans le quartier de la Goutte d’Or, à l'affiche du Lavoir Moderne Parisien, "M.A.M.A.E" (Meurtre Artistique Munition Action Explosion) et "WOMEN 68 même pas mort" de Nadège Prugnard.
Un théâtre qui se veut « critique de son temps », qui prend à bras le corps l'actualité. Texte provocateur, violent, qui bouscule les conventions et nous fait réfléchir.

"Un univers charnel et révolté.
Corps-texte. Voilà ce que sont Nadège Prugnard et son écriture. Elles pulsent, scandent, martèlent.
Corps et esprit meurtris et pourtant agiles, rugissants et frondeurs.
Pulsion scansion contraction : accouchement, choc, éjaculation. Un cri de rage et d'amour aussi. Un tourbillon. Quelque chose d'ultime et d'obsédant. Une musique puissante, un parfum enivrant. Celui de cette chair, de ce sexe, si loin, si près. Ça pleure, ça chante, ça éructe !
Une écriture en rouge sang, à la beauté écorchée, avec sous la peau blanche et les cicatrices à vif, creusées à l'air vicié du monde, la chair qui tangue, qui bat la mesure et qui n'attend pas.
De l’intime au politique, de l’organique au philosophique : une révolte, un cri, un spasme, un râle, un feu brûlant… Un désir fou de vivre.
Ceux de cette mariée offerte et mise à nu, vraie fausse vierge post-punk. Pour nous, ses célibataires même !"

Walter Dimonio Eseinstein

Choc des mot qui s'imposent sans jamais s'arrêter. Phrases qui s’emmêlent. Parole rythmique. Verbe rempli d'audace, de rire et d'obscénité. Cela m'a dérangé. Interrogé. Bouleversé.