Evoluant au fil du temps, de mes humeurs et de mon travail artistique, ce blog est pour moi, comme la peinture,
un espace de liberté, un autre lieu d'expression et de partage.

vendredi 24 juillet 2009

Où on va, papa ? - Jean Louis Fournier

Un très beau livre écrit par Jean-Louis Fournier, papa de deux enfants lourdement handicapés. Des propos directs et drôles qui vont dans le sens de l'acceptation d'une réalité, trop dure. J'aurais aimé cependant que le fatalisme de l'auteur et le partit pris d'une écriture grinçante, montrent encore plus l'accompagnement de ses enfants.
"Où on va papa ?" une question que les familles doivent se poser très souvent...
La réponse semble ici être non pas le où mais le comment : avec une dose d'humour et d'amour qui fait du bien dans le monde du handicap.

mercredi 22 juillet 2009

Expo !


Espace - Temps à La petite entreprise en septembre !

" Moi, Pierre Rivière,..." - René Allio

Directement inspirée du mémoire de Pierre Rivière et des documents historiques retrouvé et regroupé dans l'ouvrage collectif dirigé par Michel Foucault, "Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère" est le récit d'un jeune paysan normand expliquant les raisons qui l'ont conduit à la réalisation d'un crime qu'il qualifie d'affreux. Considéré par ses proches comme un simple d'esprit, Pierre Rivière surprend par la logique et la clarté de ses propos ajoutant ainsi au mystère de cette affaire judiciaire de 1835.

Ce drame historique montre les limites des rapports de la justice et de la psychiatrie autour de la question de la folie et du traitement de l'auteur d'un crime. Avec cette affaire, émerge l'idée que le fou peut être animé de passion et de raison : ce n'est pas parce que Pierre Rivière a des raisons de tuer qu'il a sa raison. Les symptômes de bizarreries permettant au Docteur Vastel et à d'autres Médecins dont Esquirol de le qualifier d'aliéné.

Le film, joué par des acteurs non professionnels pour la plupart, est d'une vérité, d'une réalité forte ce qui en fait également un témoignage important de ce qu'était la vie des paysans à cette époque. Avec des plans lents, esthétiques mais sans floritures ni concession, le réalisateur René Allio rappelle qu'il est avant tout peintre dans la ligné "des peintres de la réalité populaire, mais chez lesquels il y a une dimension tragique".

samedi 11 juillet 2009

Elle s'appelle Sabine - Sandrine Bonnaire

Portrait de Sabine Bonnaire, diagnostiquée "psychose infantile avec comportements autistiques".
Le documentaire réalisée par la soeur de Sabine, montre les conséquences directes d'une mauvaise prise en charge et l'importance de l'autonomisation de la personne afin de favoriser son développement.
Un témoignage fort et sensible sur la maladie, la souffrance et les difficultés pour l'entourage. Sandrine Bonnaire ne triche pas sur la réalité, elle porte un regard extérieur, sans jugement. Présentées comme des personnes, Sabine, Sabrina, Olivier nous touchent au delà de leurs différences.

Se souvenir des belles choses - Zabou Breitman

"Se souvenir des belles choses" est l'histoire d'amour de deux être en souffrance ; l'une tombe dans l'oubli avec la maladie d'Azheimer et l'autre retrouve progressivement des souvenirs douloureux et traumatiques.
Un film sur la maladie, la compassion, le quotidien, les difficultés à vivre avec l'autre, l'envie de retenir le temps, l'espoir, la douleur...
Une histoire belle, touchante, portée par la justesse des émotions des acteurs Isabelle Carré et Bernard Campan.

Dibs - Dr Virginia Axline

Au travers cet ouvrage, la psychanalyste Virginia Axline présente sa pratique de la thérapie par le jeu avec un jeune enfant en grande difficulté psychique. Cette étude de cas, à la lecture simple et accessible, montre les évolution de Dibs à la "recherche de soi même".
L'auteur met en avant l'importance de l'entourage sur le développement de l'enfant et les inter-actions qui sont en jeux, elle donne également un message optimiste sur les progressions possibles de ces enfants en souffrance, s'ils sont bien accompagnés.

"Comme j'ai dit que je le voulais. Comme tu as dis que tu le voulais. Comme nous avons dis que nous le voulions. Je suppose que Dibs désirait seulement obtenir ce que vous désirons tous à l'échelle mondiale. Une chance de sentir que l'on vaut la peine; Une chance de devenir une personne dont les autres ont besoin, qui est respectée et acceptée en tant qu'être humain qui ale droit à la dignité."