Evoluant au fil du temps, de mes humeurs et de mon travail artistique, ce blog est pour moi, comme la peinture,
un espace de liberté, un autre lieu d'expression et de partage.

samedi 17 mai 2008

Scène-égale...

Me voilà de retour d'un périple au Sénégal. Un séjour commencé en 2007, il y a un an, presque jour pour jour... Un voyage qu'il me fallait terminer. Revenir sur ce lieu, pour se dire que la "parole magique" n'existe pas.















J'avais mis beaucoup de symboles dans ce voyage. Ayant vécu en côte d'Ivoire lorsque j'étais petite, c'était comme un retour aux "sources" pour mes 30 ans. Et pour un retour au sources, c'était très fort ! J'ai vite plongé dans un souvenir important de mon enfance, la maladie. Comme un mauvais film que l'on rejoue... Je suis rentrée en rapatriement, avec un Guylain-Barré pour bagage... Cette maladie, rare, non génétique, que ma soeur avait fait à l'âge de 2 ans, en Afrique...

J'ai vécu cette période entre parenthèse, sans être réellement inquiète. Je connaissais, je savais que si j'étais bien médicalisée, je ne craignait rien. 1 nuit à la clinique de Tambacumda, 48 heures en service de réanimation et 1 semaine d'hospitalisation à la clinique de la Madeleine à Dakar, le rapatriement, les urgences, encore 48 heures en service de réanimation, 1 semaine en post-réanimation, 1 mois en rééducation à l'hôpital de Garches et puis 6 mois à la maison... Presque rien... De mon point de vue. Tout le temps j'ai pensé que j'avais de la chance, que je récupérais vite, que je n'avais pas de séquelle...

Et puis il y a eu cette invitation. Je ne pouvais qu'y retourner. Encore une foi, je me suis dit que c'était une chance, une chance de pouvoir aller au bout de cette histoire. Et c'est au moment ou je ne pouvait plus reculer que l'angoisse est arrivée. Un an après, le Sénégal, "scène-égale"... J'ai eu peur. Une peur d'autant présente que j'attend un enfant. Cette foi, il n'y avait pas que moi.

Là bas, j'ai ressenti les symptômes, revécu les moments de la maladie, analysé les sensations physiques que j'avais eu... Les émotions que j'avais mis de coté sont venues. Un passage initiatique vers l'acceptation de ce qui m'était arrivé. Une répétition ou presque, puisque c'était déjà fait.

Le voyage terminé, je prend enfin la mesure de l'histoire, et surtout, Bébé va bien.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Salut Caroline,
Elle est émouvante ton histoire.
Heureusement elle se finit bien. Notre corps et notre esprit nous jouent bien des tours.
A bientôt
Isabelle